L’ancien D.G des Douanes et candidat à l’élection de novembre a rencontré les jeunes pour partager sa vision de la nouvelle Côte d’Ivoire et solliciter leur soutien.
Après avoir déclaré récemment sa candidature à l’élection présidentielle prochaine, l’ex-directeur général des douanes, le colonel-major Gnamien Konan, a rencontré les mouvements de jeunes et femmes d’Anyama qui le soutiennent. C’était le jeudi 17 avril 2008 au groupe scolaire Anyama Sud. A tous ses sympathisants, il a réaffirmé qu’il est bel bien candidat à la présidentielle à venir. «J’ai besoin de votre soutien. Vous savez que chez nous, dès que vous dites que vous êtes candidat, vous êtes en danger de mort. La politique ici, ça tue, je le sais. Mais si nous avons tous peur, tout est perdu d’avance. Nous allons prier Dieu afin qu’il nous protège contre nos ennemis. Nous voulons servir, nous allons faire des propositions aux Ivoiriens», a déclaré l’ex- patron des douanes. Pour justifier cette décision, Gnamien Konan a indiqué qu’il est important de dire la vérité aux Ivoiriens. Et le moment est arrivé de le faire. En outre, il a conseillé à ses détracteurs de ne pas être incrédules comme les douaniers qui, en 2001, ne croyaient pas que lui, informaticien, pourrait révolutionner ce secteur pourvoyeur de devises. Face à la paupérisation générale, Gnamien pense avoir les solutions. «La Côte d’Ivoire va reprendre sa marche là où elle s’est arrêtée c’est-à-dire au début des années quatre- vingt où la crise économique est arrivée. Les salaires des fonctionnaires sont bloqués, nous allons régler tous ses problèmes car nous en sommes capables. Nous avons montré que nous sommes capables de multiplier les richesses de ce pays par deux. Ce que nous avons fait dans un petit laboratoire, nous allons l’étendre à toute la Côte d’Ivoire. Allez sur le terrain. Expliquez à vos voisins, collègues, parents que les Ivoiriens ont le droit eux aussi au bonheur. Nous savons tous que ce pays est doté de richesses», fait-il remarquer.
Le candidat déclaré à l’élection présidentielle a aussi dévoilé un pan de sa politique sociale en matière d’éducation. En effet, pour lui, si la génération actuelle travaille dans un environnement moins propice que ses aînés, cela suppose qu’il y a échec. Car toujours, selon lui, la crise actuelle a commencé dans les universités. «Nous avons laissé grandir les syndicalistes, la politique à l’école et les jeunes ont commencé à s’y entraîner à la violence. Et ils ont tué leur camarade Zébié. Personne n’a réagi. Un moment donné, e la violence a été banalisée.
Ceux qui sont au-devant de la crise ne constituent pas une génération spontanée. Ils se sont bien entraînés à l’école». Gnamien Konan propose donc que l’économie ivoirienne crée des emplois pour mettre fin au chômage des jeunes diplômés. «Depuis des années, je multiplie les actions en faveur de l’école. Je sais que c’est une goutte d’eau dans la mer, mais je veux susciter toutes les bonnes volontés au chevet de notre école.»
Pour terminer, il a demandé à tous ceux qui le soutiennent de ne plus écouter les politiciens vendeurs d’illusions car «la campagne électorale n’est pas une foire aux mensonges».
Kouame Alfred
Fraternité Matin, 21 Apr 2008 - 23:17 GMT