
Le complexe sportif de Yopougon a abrité un meeting du colonel major Gnamien Konan. Pour sa première véritable sortie dans la capitale économique, le candidat déclaré à la prochaine présidentielle ne s’est pas entouré de fioritures pour annoncer les couleurs et dévoiler ses réelles intentions.
Le colonel major Gnamien Konan est descendu dans l’arène, samedi au complexe sportif de Yopougon. A la faveur de son premier véritable meeting dans la capitale économique. A l’instar de la capitale politique, Yamoussoukro où il avait réussi à dompter la mythique place Jean-Paul II, le candidat à la prochaine présidentielle a encore réussi à faire le plein du complexe sportif de Yopougon. Lui permettant ainsi de relever son deuxième test de mobilisation en moins d’un mois. Devant de nombreux jeunes qui ont effectué le déplacement, le candidat déclaré à la prochaine présidentielle n’a pas mis du temps pour dévoiler ses réelles intentions. « Chères populations de Yopougon, amis jeunes, nous voulons la paix pour notre pays. Mais nous sommes pour la répartition équitable des ressources. Ils ont foutu la merde et la chienlit à l’école. Que dire du racket qui est devenu un fait banal tant il est généralisé. Les écoles sont, aujourd’hui des usines à fabriquer des chômeurs. En somme, nous sommes dans un pays où tout reste à refaire », a-t-il indiqué. Avant de poursuivre. « Je ne suis pas le nouveau messie. Mais, nous pouvons faire mieux qu’eux. Avec moi, les choses auront de la clarté. L’ère du gaspillage et de l’abondance est derrière nous. Nous allons qualifier les problèmes et les régler un à un. A partir du 30 novembre, il y aura quatre milliards par mois pour financer l’emploi et l’entrepreneuriat ». Le colonel major qui a fait remarquer qu’il n’est pas un vendeur d’illusions a levé un pan du voile sur son programme de société. Dont les principaux piliers tournent selon lui, notamment autour de la bonne gouvernance, l’emploi, l’école, la croissance économique, les salaires équitables, la santé publique, la sécurité et la défense, etc. Mais aussi la reforme du secteur-café cacao, la modernisation de la justice, l’épargne nationale, l’intégration régionale, etc. Tout en indiquant qu’il ne paiera jamais personne pour qu’il vote pour lui, l’ancien directeur général des douanes a demandé à ses partisans d’investir le terrain pour emmener la Côte d’Ivoire au changement. « Dans six petits mois, nous serons à Canaan (ndlr : Présidence). Tôt ou tard, la télévision va nous montrer. Prenez courage, investissez le terrain politique parce que nous voulons le changement », a-t-il soutenu.
José S. Koudou
Le jour plus, Lundi 02 juin 2008