L'ex-DG des Douanes ivoiriennes, le colonel-major Gnamien Konan, a proposé la création d'emplois pour la jeunesse ivoirienne, si jamais il parvenait à la magistrature suprême, à l'issue de l'élection présidentielle du 30 novembre prochain. C'était samedi dernier, à l'occasion d'un meeting qu'il a animé à la Place Jean Paul II de Yamoussoukro. Une rencontre au cours de la laquelle celui-ci a déclaré de manière solennelle sa candidature et exposé par la même occasion, son programme de société.
«Je vous propose une seule chose. L'emploi. Tous ceux qui veulent travailler, travailleront jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à faire dans ce pays.», a-t-il déclaré en substance, pour séduire son auditoire. Pour lui, seul le travail, assorti d'une bonne gouvernance et l'informatisation de l'administration, peut rendre la prospérité à la Côte d'Ivoire.
Il s'appuie en cela sur les exploits réalisés à la tête des douanes ivoiriennes. Lesquelles, a-t-il insisté, chiffres à l'appui, ont permis au pays de résister. En outre, il préconise, au niveau de l'école, la suppression de «concours bidons qui ne sélectionnent pas les meilleurs. Mais qui enrichissent plutôt certaines personnes».
Gnamien Konan s'est aussi élevé contre la violence et la force des armes comme mode d'accès au pouvoir. L'une des raisons qui justifie sa candidature qui n'est pas, selon lui, opportuniste, ni suscitée de s'offrir en sacrifice pour son pays. «Je suis candidat pour offrir aux Ivoiriens la paix ; gage du développement», a-t-il dit pour expliquer le sens de son ambition.
Tremplin ou coup d'essai ? En tout cas, pour nombre d'observateurs, ce grand rassemblement, à la Place-Jean Paul II, a été une occasion pour l'ancien patron de la douane de démontrer sa force de mobilisation. En témoignent le déferlement humain et la quarantaine de bâches dressées et qui se sont avérées insuffisantes. «Le pays nous appelle. Rejoignez-nous sans calcul.
Il reste 218 jours, pour avoir la victoire.», a lancé le colonel-major. Qui, respirant la grande forme, s'est présenté à 12 heures, sous un soleil de plomb. Dans un costume beige, des chaussures beige et des lunettes noires. Avant de prendre place dans un fauteuil Louis XIV. Signe d'un futur Président?
Koffi Kouamé
Fraternité Matin, 29 Avril 2008